Lettre au PAEJ

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Bonjour le PAEJ,

J’ai décidé de t’écrire une lettre pour te dire au revoir et pour te remercier pour tout ce que tu m’as apporté. J’ai passé trois ans de ma vie ici. J’ai commencé en tant que stagiaire et j’ai eu la chance d’exercer mon premier emploi en tant que psychologue pour une durée de deux ans.

Merci à mon ancienne équipe de m’avoir si bien accueilli. Dès le départ, l’équipe a été là pour moi, pour répondre à mes questions, me soutenir et que l’on avance ensemble dans cette institution. Je peux dire que j’en ai vécu des expériences, des apprentissages, mais aussi des difficultés de toute part. J’ai appris, grandi et évolué de la plus belle des manières. Je crois que je ne pouvais pas rêver mieux comme endroit pour un premier emploi. J’ai pu expérimenter un tas de choses qui m’ont permis de me construire en tant que professionnel et en tant que personne. J’ai eu le privilège d’accompagner des adolescents, des jeunes adultes et des parents.

J’ai aussi eu le plaisir d’avoir une équipe élargie sur une autre structure et plein de partenariats avec d’autres institutions. J’ai pu découvrir un tas de métier, de mission et voir les jalons du fonctionnement d’une ville. J’ai vu une ville qui était engagée envers la jeunesse et j’ai trouvé cela important de pouvoir y contribuer moi aussi. Je ne sais pas comment fonctionne les autres villes, par contre il est clair que j’ai été impressionnée de voir à quel point cette ville pouvait proposer des structures d’accompagnement, des projets et encourager le développement du potentiel de chacun. Il y a également des points où je n’étais pas ravi, si je me penche sur le côté politique, mais ce n’est pas cela qui me vient en premier et que j’ai envie d’aborder ici.

Dire au revoir au PAEJ n’a pas été une décision facile. J’aimais l’accompagnement que je pouvais proposer. J’appréciais aussi le fait que ce soit un lieu accessible, confidentiel, anonyme et gratuit. Le bémol, c’était que je dépendais de cette ville et que malgré les possibilités, je voyais bien que je ne pouvais pas me développer pleinement et réaliser ce que je souhaitais vraiment. C’était aussi difficile pour moi de dire au revoir aux personnes que je pouvais accompagner. L’excuse que je me trouvais pour ne pas partir, c’était : « Mais que vont-ils devenir sans moi ? ». Au final, c’était juste mon ego qui parlait. Ben oui, ils allaient juste continuer leur vie comme tout le monde et potentiellement rencontrer une autre personne qui allait les accompagner. Mais c’est toujours intéressant de croire que le monde ne pourrait pas tourner sans notre présence. Nous sommes tous précieux et importants, mais il y aura toujours quelque chose qui se passera que l’on soit là ou non.

Après mainte réflexion, il était temps que je me choisisse et que je vive pour moi. Les excuses que je me trouvais, c’était surtout pour éviter de prendre des décisions et de vivre des changements, parce que l’inconnu me faisait peur. Au final, je me suis rendu compte que l’inconnu peut aussi être excitant, car c’est plein de potentialité.

Il m’a fallu prendre la décision de me choisir et de prendre mon envol vers l’inconnu.

Je me rends compte que j’y pense souvent à ce PAEJ et aux personnes que j’ai accompagné. J’ai emporté avec moi tout un tas de souvenirs, de rencontres et de savoirs faire. Je dirais que grâce à tous les apprentissages que j’ai développé à l’aide de mes collègues et de moi-même, je suis maintenant en capacité de gérer tout un tas de situation avec encore plus de légèreté, de sérénité et de clarté, petit clin d’œil notamment aux situations de maltraitance qui nécessitent des IP.

Je peux dire que c’est par les rencontres que j’ai pu faire lors de mes accompagnements et de ce que je voyais que j’ai trouvé la force de lancer Alisonbyself. Cela faisait de plus en plus de sens pour moi. Je pense que j’aurai dans tous les cas lancé un projet comme cela, car je l’ai toujours désiré, mais c’est à l’aide de cette expérience au PAEJ que j’ai pu faire les bonnes rencontres, avoir le bon entourage et les bons conseils pour continuer à développer ces idées.

Je ne pense pas avoir beaucoup d’autres choses à dire à part Merci.

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